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FAQ

La Foire à Questions Merci pour l’invit’ répond à vos interrogations !

Notre association dispose de locaux à Paris, Bordeaux, Strasbourg et Nantes. Le projet est quant à lui principalement implanté en Gironde et en Ile-de-France. Si vous habitez dans une autre ville ou en zone rurale vous pouvez quand même vous inscrire. Cependant nous n’aurons pas forcément de femmes à vous orienter. De plus,  les personnes en question peuvent avoir des attaches et des repères forts avec des quartiers, des villes ou certains services ce qui rend la mobilité plus difficile.

Les femmes sont les personnes les plus vulnérables à la rue. Entre agressions physiques, sexuelles et harcèlement, elles sont exposées à des violences quotidiennes qui favorisent un sentiment d’insécurité permanent et les obligent à adopter une stratégie d’invisibilisation.

On estime que 40% des personnes sans-domicile sont des femmes. Seulement un quart d’entre elles trouvent refuge dans les hébergements d’urgence, majoritairement mixtes. Elles sont en effet confrontées à la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence. On estime que 60% des femmes qui appellent le 115 n’obtiennent pas d’hébergement, sans compter les personnes qui n’essaient même plus de contacter ce numéro d’urgence.

Il est impossible que vous receviez une personne souffrant d’une addiction grave. En effet, lors de son inscription le travailleur social qui suit l’hébergée nous assure que celle-ci n’a pas de problème de ce type.

Il n’y a aucune raison que la personne accueillie présente un danger pour vous. Les femmes hébergées sont toutes suivies par des travailleurs sociaux qui nous assurent, lors de leur inscription, qu’elles ne souffrent d’aucun problème psychologique ou psychique grave. De plus, le travailleur social nous envoie une description de la personne et de son parcours, ceci nous permet d’être sûrs qu’elle ne présentera aucun danger pour vous ou votre famille ce qui constitue une priorité absolue pour nous.

Lors de la signature de la charte entre vous et l’hébergée, il vous incombera de décider d’une date précise de fin d’hébergement. Cette date permettra d’éviter les incompréhensions à échéance de la période prévue. Dans le cas où la personne refuserait de partir à la date établie, nous prendrons le relais pour mettre fin à l’hébergement.

Lors de la signature de la charte, vous fixez les règles de vie au sein de votre habitation. A ce titre vous pouvez par exemple décider que la personne que vous accueillez devra quitter votre habitation durant la journée, ou que vous mangerez séparément. Vous êtes donc libre de définir vos conditions vous permettant de conserver l’intimité de votre famille.

Si vous souhaitez aider la femme que vous accueillez dans ses démarches administratives vous êtes bien sûr libre de le faire. En revanche, ce n’est pas quelque chose que nous vous conseillons. Héberger une personne constitue déjà un engagement important. Surtout, les femmes accueillies dans le programme sont nécessairement en lien avec un travailleur social en charge de ce suivi.

Certaines personnes accueillies touchent le RSA, d’autres travaillent et certaines n’ont aucun revenu. A cet égard, la participation aux frais de votre logement dépend de la situation de la personne. Vous serez en mesure de vous mettre d’accord sur ces questions lors de la signature de la charte entre vous et l’hébergée. Nous vous demandons cependant de partir du principe que vous accueillerez la personne sans recevoir de contrepartie financière.

En principe, l’hébergement se déroulera jusqu’à la date que vous aviez fixée. En revanche, si l’hébergement se passe mal pour une raison ou une autre, il est tout à fait possible pour vous de mettre fin à l’hébergement avant la fin de la période. Dans ce cas précis, nous vous invitons à nous contacter quelques jours avant, afin que nous puissions trouver une autre solution pour la femme concernée. Nous sommes à votre écoute pour en discuter et interrompre l’hébergement dans les meilleures conditions.

Les personnes hébergées peuvent avoir vécu des choses difficiles qui rendent plus compliquée la communication. Au début de votre hébergement, des incompréhensions peuvent être à l’origine de conflit. Dans ce cas, n’hésitez pas à nous contacter. Nous organiserons une médiation pour tenter d’arranger la situation. Dans le cas où les relations ne s’améliorent pas, veuillez vous référer à la question précédente.

La femme que vous accueillez ne sera en aucun cas domiciliée chez vous. Des associations et des structures permettent aux personnes sans-abri d’être domiciliées. Ceci ne relève pas de votre responsabilité et peut avoir des conséquences sur les impôts que vous devrez payer (domiciliation fiscale).

Les personnes faisant partie du programme sont toutes en situation régulière.

Ce point là est à discuter avec la personne que vous hébergez. Même si vous n’êtes pas tenu de lui laisser vos clés, nous vous le conseillons pour faciliter l’hébergement tant pour vous que pour la femme que vous accueillez.

Il ne vous appartient pas d’accompagner la personne à ses rendez-vous. Votre rôle est de l’héberger et non de la suivre dans ses démarches. La question du transport est à voir avec la femme accueillie. Si vous habitez dans une grande ville, celle-ci utilisera les transports en commun. Si vous êtes dans une zone reculée, il est possible que vous ayez à conduire votre hôte de temps en temps.